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Description
Voix principale : Keroué
Ingénieur mixage : Vidji Stratega
Compositeur : DELHO
Paroles et traduction
Original
Yes.
Savant mélange de quelques craintes et remises en question.
J'prends du recul uniquement pendant mes prises en session.
C'est tout droit pour le moment, fin de partie, j'sais pas qui finance.
Beaucoup trop de points d'interrogation dans cette matrice immense.
Un œil fermé, l'autre qui veille, je pionce pas pendant le trajet.
C'est le train de mes souvenirs oubliés que j'entends scracher.
J'ai déjà le costume trois pièces, le bal est inaccessible.
Pas moyen que je tire un trait même si je me mange un vilain pressing.
J'ai un de mes potes qui lance sa boîte à Los Angeles.
J'en ai un autre qu'est gravement tombé dans la came.
Pour l'instant, le vent est tombé, un beau jour, le vent se relève.
Faudra mieux se tenir éloigné du feu quand ça crame.
Rien qui passe dans mon zen, pas même du Sterimar.
Paris et son atmosphère inhalée, faut qu'un de ces quatre, ma patience périmera.
Cerveau produit des rimes riches, explicites, y a pas de périphrases.
Flippé que ma vie privée finisse en vitrine, je cache mon vrai visage.
J'écoute le sample et je déballe tout, faut décompresser.
Beaucoup de choses qui m'encombrent et qu'au final j'ai raison de laisser.
Peu d'amour pour ces chiens ni pour tous ceux qui les ont dressés.
Plusieurs issues, je commence à voir la porte se dessiner.
C'est beaucoup d'efforts comme quand je sors du sport lessivé. Faut de l'abnégation pour voir ces porcs décimés.
J'sais que le sort est triste, j'écris, je sors mes tripes alors fuck être encore déprimé.
Ils disent de rester raisonnable, de vivre sans pesos, c'est pour ça que je tente des choses sans me limiter au rap.
J'ai pas trouvé de réponse dans la paraffine du bloc de shit. J'attends que l'album drop, ils pensent que je dors.
J'écoute personne tant que sur la prod, je glisse.
Trois marches sur le podium, c'est que l'or que je vise. Rends gars, faut bien que je la sorte.
J'ai même plus d'ordre de chiffres, faut être fort dans cette époque de crise.
Vu le monde actuel, je me mange un very bad trip. Je me console sur une des
Gymnopédies d'Érik Satie.
Yeah.
Yes.
Dehors, ça manque de couleur dans les tombes bariolées.
Je renforce le cardio que je perdrai le jour où je ferai partie de ces marionnettes.
Pour empiler le cash couleur ultraviolet, faut beaucoup de concentration.
C'est à prendre en compte dans le ratio, on ne devient jamais bon sans passion.
J'en serais pas où j'en suis si je l'avais prémédité.
Je dois mettre l'accent sur mes dérives même si souvent, je préfère éviter.
Tes intentions sont questionnables, ne me parle pas.
J'sais que chez moi, des choses peuvent être améliorables. J'agis sans passer par le confessionnal.
Peu de fautes professionnelles, j'ai que de l'amour dans le paquetage.
Le rap, c'est plus qu'obsessionnel, comme si j'étais né près de Central Park.
C'est pas mon heure pour ce paradis calme. Et tu vas nulle part si t'es pas radical.
Chaque projet, je cuisine ce poulet. J'y inscris toutes mes joies, mes douleurs.
Avant, mon ego partait troué, aujourd'hui, tu me joues dans tes écouteurs.
J'sais pas pourquoi j'aime marcher près du précipice.
Faut rester précis en période décisive. En vrai, qu'est-ce qu'on se fait chier sur un chemin rectiligne?
C'est pas une complainte, mais juste un cri du cœur.
Obligé d'avoir le dernier mot comme un instituteur.
Je suis prêt pour les éventuels mauvais côtés, ça fait partie du jeu.
Trop longtemps que j'ai faim, je dois tout dévorer. Y a que comme ça que j'arrive à dire les choses.
Belle utopie de vouloir vivre égo. Dans mon coin, j'essaie de calmer mes pires névroses.
Au final, j'ai sûrement mis les pieds en terrain miné.
Ma vie très loin d'une scène intime. Besoin d'une thérapie, docteur, j'ai le cœur abîmé.