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Description
Les souvenirs sentent l'essence et la menthe, et la voix perce à travers les fissures de l'enfance, comme la lumière à travers une fente dans les stores, tantôt piquante, tantôt chaleureuse. Les images de la chemise brûlée, des fenêtres par lesquelles on voudrait s'envoler et des motifs cicatriciels sur les vêtements se fondent en une mosaïque brute mais tendre : ici se mêlent la lutte et la foi enfantine dans les ailes, le désespoir côtoie un désir presque naïf d'être sauvé. Le refrain sonne comme une douce bonne nouvelle, une promesse de vol pour un ange fatigué, et dans cet espoir il y a à la fois du réconfort et un sourire amer : le pardon est reporté, mais on peut l'imaginer comme une vieille veste sur une branche, perdue mais encore chaude. On dirait un journal intime où les entrées sont pleines de cicatrices et de médicaments, mais où l'on trouve de temps en temps une ligne où le monde essaie de respirer librement.
Paroles et traduction
Original
J'revois ces lieux hantés qui font sûrement partie d'mon succès
Là où j'offrais ma peau des fois pour quelques feuilles bleues qui se succèdent
C'est moi l'môme qu'attendait la CAF pour s'péter une paire jdid pour la rentrée
J'faisais des talles sur la G-app, fils de putain, t'étais même pas né
Le bois a gondolé dans la salle de bain, tellement j'frottais ma peau pour plus sentir leurs mains
Pour ces quelques faveurs, y a jamais eu d'amour
J'me sentais Mike Waters, j'trainais plus dans la cour
Pour le bonheur, le môme a fait la course, Ivy l'a groomé, il est tombé d'la tour
Une coquille cassée, c'est facile à remplir, plusieurs fois, j'ai dit "non", il m'a laissé ramper
Est-ce qu'un jour on va l'laisser en paix?
Est-ce qu'un jour on va l'aimer vraiment?
Le môme se dégoutait tellement que sur place, il finit par brûler ses vêtements
40 dégrés pour panser les blessures
Ses stigmates, il les porte des trous dans son vêt'-sur
Un soir, il voit une lame, il veut s'la mettre
Le môme sait pas parler, il vit dans la censure
Je sais que t'es quelque part, mon ange
Aujourd'hui j'le fais pour toi, tu peux voler au ciel (vole, mon ange)
Aussi pourris soient-ils, oublie le mal qu'ils t'ont fait
Vas-y, vole avec tes ailes (vole)
Il l'a pas cherché longtemps l'paradis
Dans les rues sans lampadaire, il parade la nuit
Sparadrap sur le foie, au goulot, il butine
Le môme rêvait d'une fin, d'une manière ou d'une autre
Séléné l'a regardé dépérir dans les ruines
Les adultes n'ont rien vu, occupés dans leur monde
Il s'échappe par les fenêtres, les jours où l'orage gronde
La boule au ventre, Opinel 6 en poche
Le regard endurci devant l'client fait la roche
Il ose pas passer l'cap, de louer des bres-ch'
Deux ans plus tard, Ivy lui tire les veux-ch'
La vengeance y en a pas, c'est du 38 dans l'crâne
Avant d'le comprendre, il a brûlé des grammes
Bu des mélanges dégueulasses à l'agrume
En espérant l'croiser le jour où il a une arme
Je sais que t'es quelque part, mon ange
Aujourd'hui j'le fais pour toi, tu peux voler au ciel
Aussi pourris soient-ils, oublie le mal qu'ils t'ont fait
Vas-y, vole avec tes ailes
J'prenais des 200 pétards, j'enchainais tous les chiottes de la ville
J'osais plus m'regarder dans l'miroir devant l'miroir, je vomissais d'la bile
La causalité est la seule responsable de la mort du môme
Même par terre au sol, personne m'a fait l'aumône
Chaque année, j'attendais l'hiver
La nuit tombait plus tôt, j'pouvais faire mes affaires
Pas le choix, l'gamin plonge dans son monde
Pour anesthésier cette immonde réalité
Aujourd'hui ça va un petit peu mieux
J'ai un fusil à pompe qui peut les aliter
J'ai très peur des hommes, j'ai très peur de moi-même
Glock 43 dans l'sac de mes princesses
Une fois qu'elles seront armées, j'pourrais dormir en paix
Me reposer peut-être car dehors, y a des porcs à la pelle
Même l'institution a tué mes frères
J'ose même pas t'raconter c'qui font à mes sœurs
Ça m'donne envie d'me faire sauter dans un hôtel
Dieu merci, y a l'amour et l'espoir
Le pardon ça viendra peut-être après
J'laisse au môme le temps de faire ses choix
Sûrement quelques balles à cracher dans des têtes
Je sais, que t'es quelque part, mon ange
Aujourd'hui j'le fais pour toi
Tu peux voler au ciel (vole, mon ange)
Aussi pourris soient-ils, oublie le mal qu'ils t'ont fait
Vas-y, vole avec tes ailes (vole)
Le cœur du môme paumé dans une Yubikey
Aujourd'hui pour l'faire sourire, c'est très compliqué
Y a que son blicky ou le petit à 2D
Ose même pas lui parler d'spiritualité
Dans l'spiritueux voit sa dualité
Les traces de salude, visibles au luminol
Au milieu des Landes, la planque au mini lui
Une fois la lune levée, les rues deviennent liminales
Et le môme se contente souvent du minimum
En symbiose, avec la pourriture
J'oublie l'merdeux quand y a plus d'luminaire
Maman, t'en veux pas, j'avais pas l'choix d'le faire
Ici, personne n'est responsable
Sauf le fils de pute qui m'a souillé
Quand j'avais encore l'âge de jouer dans le sable
Je sais, que t'es quelque part, mon ange
Aujourd'hui j'le fais pour toi, tu peux voler au ciel
Aussi pourris soient-ils, oublie le mal qu'ils t'ont fait
Vas-y, vole avec tes ailes