Description
La nuit, la ville respire avec anxiété - comme si quelqu'un avait laissé la lumière dans la cuisine et était parti pour toujours. Ici, tout est imprégné de fatigue et de colère, mêlées à la fumée et à l'espoir que demain sera un peu plus facile. Peu importe qu'ils ne croient pas, qu'ils jugent - chacun porte ses propres cicatrices, et personne ne sait lesquelles sont anciennes et lesquelles sont récentes. Dans chaque mot, le poids des rues où ne dorment pas des gens, mais des principes. Où l'amitié n'est pas testée par le temps, mais par les séjours en prison. Où la fatigue se cache sous l'armure de l'ironie, et la conscience sous le capuchon. Et pourtant, quelque part dans ce brouillard gris, on entend un pouls - régulier, obstiné, vivant. Tel qu'il ne vous laissera pas vous coucher pour toujours tant que les cent caisses n'auront pas été "décoffrées", tant qu'il n'aura pas été prouvé qu'on peut survivre même en dormant debout et en pensant en courant.
Paroles et traduction
Original
Las putanas es ta madre enculé de culé
C'est Rico à l'ingé'
C'est Zabu' l'phénomène
Les plaies se referment certes
Mais laissent des balafres
Eux ils jouent la rue
D'vant l'OPJ ils balancent
Le jaune m'assombrit faut qu'j'arrête la bédave
À la fin d'cette dunya on goûtera la sentence
Mentale Hassan II
Faut les faire saliver
On m'a dit Hassoul un jour ils vont capter
Chez nous on fuck les bleus
On préfère les violets si tu fais trop
T'assumes pour rembourser les pertes
Nador en cellule garde mentale de vaillant
Kho c'est quand t'es au trou
Tu vois qui sont les vrais
Faut qu'j'lave mes péchés
Y'a la mort qui m'attend
C'est nos vies qu'on récite elles ont un sale goût amer
J'voulais toucher l'sommet
Mais la rue m'ralentit
On fait pleurer nos mères pour des sommes qu'on empile
On calcule plus les risques
Non
Crois pas qu'on hésite
(Han)
Y'a plus rien d'logique mieux servi par moi-même
J'ai perdu des frères
Pour des histoires d'oseille
Non
Pas d'histoires de meufs
Ça Ça nique le bénéf
Si toi t'es mon reuf j'pourrais sortir un 9
Eux laisse-les jeter l'œil
On verra cette année
J'ai mal à la vie j'en dors plus la nuit
Mentale de vaillant non crois pas qu'on hésite
Tu t'fais péter à six tu passes aux assises
C'est toujours la même
Oui ainsi va la vie
J'suis bloqué j'fais les cent pas
Faut coffrer pour les 100K
J'suis bloqué j'fais les cent pas
Faut coffrer pour les 100K
Toi
Pédale
Faudrait pas t'la ramener
On connaît ton vécu on pourrait te l'rappeler
Combien d'tales on pourrait ramasser?
On est tellement têtus
Qu'on s'met tous en indé'
Faut la mentale d'un vaillant
Sans dévier d'la ligne
C'qu'on veut c'est qu'on s'en sorte
On taffe plus qu'à l'usine
Gros fuck l'Occident
Gloire à la Palestine
Tout l'monde sait qu'au Congo il s'passe un génocide
Pour sortir l'Merco
On n'a pas fait du shour
On a fait qu'charbonner
Pour entasser les tales
C'est pas comme ces salopes
Qui dormaient dans le hall
Nous on s'réveillait tôt
Pour re-visser les doses
(Check)
Faut pas changer les rôles, pédale
J'ai perdu des frères
Pour des histoires d'oseille
Non pas d'histoires de meuf
Ça ça nique le bénéf
Si toi t'es mon reuf j'pourrais sortir un 9
Eux laisse-les jeter l'œil
On verra cette année
(Ouais)
On verra cette année
Pour toutes ces p'tites salopes
L'addition sera salée
J'ai un vécu d'poissard
Minimum 400 blèmes dans l'année
J'ai mal à la vie
J'en dors plus la nuit
Mentale de vaillant
Non
Crois pas qu'on hésite
Tu t'fais péter à six tu passes aux assises
C'est toujours la même
Oui ainsi va la vie
J'suis bloqué j'fais les cent pas
Faut coffrer pour les 100K
J'suis bloqué j'fais les cent pas
Faut coffrer pour les 100K
Las putanas es ta madre enculé de culé
C'est Rico à l'ingé'
C'est Zabu' l'phénomène
J'te l'répète tiens pédale
(Han)