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Description
Quelque part entre le bruit de la rue et le murmure des souvenirs vit une voix qui n'a pas besoin d'excuses. Il porte la poussière des routes, les traces de vieilles batailles et ce même râlement fatigué qui révèle qu'il a survécu non par miracle, mais par entêtement. Ici, pas le temps de se plaindre - c'est juste une chronique de survie, racontée avec une fière fatigue. Chaque ligne sent la fumée et le fer, elles contiennent plus de vérité que toutes les confessions du monde. 27 ans, des cheveux gris aux tempes et des rues qui connaissent mon nom mieux que mon passeport. Mais quelque part sous toute cette armure, le même enfant respire encore - avec les mains écorchées et la conviction que même dans la boue, on peut rester propre.
Paroles et traduction
Original
Şimdi dinle beni, ben çocuktum ellerimde kan. Akar bu zaman, anlamadı kimse beni.
Sırtımda tonca yara var, savaştım yıllarca.
Hem de hiç düşünmeden, yani gocunmadan. Bekçi değilim ama bu sokaklar iyi tanır beni.
Düşe kalka olsa da anlatırım derdimi. Bazen yağmur vurdu, bazen dolu.
Fırtına vursa da yıkamaz bu kurulu dümeni. Belli değil kıblemiz, it gibiydi saflarımız.
Yaşım oldu yirmi beş, şu aklar düştü saçlarıma. Zamanı geçirdim kimsesiz bu sokaklarda.
Çektiklerimi anlatamam inanmayan insanlara. Yalnızım, tekim, sahrada bir çöl gibiyim.
Kurumuş dudaklarıma yalnız biraz su değsin. Yaram derin, acıma sen buna alışkın birisi.
Babatya'lar güler, sen buna layık değilsin.
Değişmeyen bir yanım var, zaten zafer benim. Haykıramam her şeyi, yaşadıklarım derin.
Taze oksijen almam, duman zaten evim. Yusuf'un kuyuda yaşadıkları derin.
Hikayeyi yazıyorum, sil yazıyı baştan. Duygusu yok onun zaten kalbi taştan.
Alın yazın var senin, mürekkebin haktan. Rabbim de biliyor bizim duygularımız saflan.
Gördüklerim rüya değil, herkes buna şahit. Ölenleri gördüm edemem buna da tarif.
Ölümle yaşam arasında ince bir çizgi. Bu sokaklar kirli faslı, ben buraya ait.
Şimdi dinle beni, ben çocuktum ellerimde kan. Akar bu zaman, anlamadı kimse beni.
Sırtımda tonca yara var, savaştım yıllarca. Hem de hiç düşünmeden, yani gocunmadan.
Gördüklerim rüya değil, herkes buna şahit. Ölenleri gördüm edemem buna da tarif.
Ölümle yaşam arasında ince bir çizgi. Bu sokaklar kirli faslı, ben buraya ait.
Traduction en français
Maintenant écoute-moi, j'étais un enfant, du sang sur les mains. Ce temps passe vite, personne ne me comprend.
J'ai des tonnes de blessures dans le dos, je me suis battu pendant des années.
Et sans même y réfléchir, c’est-à-dire sans se sentir offensé. Je ne suis pas gardien, mais ces rues me connaissent bien.
Même si je trébuche, je vous raconterai mon problème. Parfois il pleuvait, parfois il grêlait.
Même si une tempête frappe, elle ne peut pas détruire ce gouvernail établi. Notre qibla n'était pas claire, nos rangs étaient comme des chiens.
J'ai vingt-cinq ans, ces cheveux gris sont tombés sur mes cheveux. Je passais mon temps seul dans ces rues.
Je ne peux pas expliquer ce que j'ai souffert aux gens qui ne me croient pas. Je suis seul, seul, comme un désert dans le désert.
Laissez juste un peu d'eau toucher mes lèvres sèches. Ma blessure est profonde, ne me plains pas, tu es quelqu'un qui est habitué à ça.
Les Babatyas rient, vous n’en êtes pas digne.
Il y a un côté de moi qui ne change pas, la victoire est déjà mienne. Je ne peux pas tout crier, ce que j'ai vécu est profond.
Je ne reçois pas d'oxygène frais, la fumée est ma maison de toute façon. Ce que Yusuf a vécu dans le puits est profond.
J'écris l'histoire, supprime le texte depuis le début. Il n'a aucun sentiment, son cœur est de pierre de toute façon.
Vous avez votre propre écriture, votre encre vient de la vérité. Mon Seigneur sait aussi que nos sentiments sont purs.
Ce que je vois n’est pas un rêve, tout le monde en est témoin. J'ai vu des gens mourir, je ne peux pas le décrire.
Une mince frontière entre la mort et la vie. Ces rues sont sales, ma place est ici.
Maintenant écoute-moi, j'étais un enfant, du sang sur les mains. Ce temps passe vite, personne ne me comprend.
J'ai des tonnes de blessures dans le dos, je me suis battu pendant des années. Et sans même y réfléchir, c’est-à-dire sans se sentir offensé.
Ce que je vois n’est pas un rêve, tout le monde en est témoin. J'ai vu des gens mourir, je ne peux pas le décrire.
Une mince frontière entre la mort et la vie. Ces rues sont sales, ma place est ici.