Plus de titres de Carl Brave
Description
La ville respire à travers les courants d'air et la fatigue néon. La lune plane au-dessus des rues, comme si elle avait des cernes sous les yeux à cause de l'insomnie - les mêmes que ceux de tous ceux qui sont restés dans cette nuit un peu plus longtemps qu'ils n'auraient dû. Entre les vitrines, des visages étrangers, le froid et les sourires plastiques des mannequins qui semblent plus vivants que les passants. La musique erre avec le sans-abri : un peu ivre, un peu triste, mais toujours têtue - elle chante tant qu'il y a de l'air. Et dans cette danse tordue avec le reflet sur l'asphalte mouillé, quelque chose de très humain glisse soudainement : un rire qui sonne comme une demande de chaleur. La nuit s'épaissit dans les yeux comme une fumée dense, mais quelque part sous cette obscurité, une pensée se meut doucement - le fond est atteint, ce qui signifie qu'il ne reste plus qu'à remonter.
Paroles et traduction
Original
Notte fonda, notte scura, nelle occhiaie della luna.
Occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie.
Mi siedo là, cammino storto come un clochard a via del Corso, tra le vetrine, la gente che passa, chi non lo guarda mai.
Questa città sembra un igloo, ripasso di là, non ci sta più.
L'hanno visto ballare con un manichino di Dolce & Gabbana in fondo alla strada.
Facce segnate dal freddo, da tristezze passate, imprigionate in un mondo come coperto di grate.
Di quel sorriso vuoto ormai rimasta un'ombra e muore piano piano, gocciole che affonda.
Che tristezza la risata di un barbone che dorme su un cartone, canta un ritornello, si drogga di un fischè-è-ello.
Beve da un vernello, stona una canzone che mi sembra parlasse di me, -parlasse male di me.
-Notte fonda, notte scura, nelle occhiaie della luna.
Occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie, -occhiaie, occhiaie, occhiaie.
-Mi siedo in alto, sotto quei ponti, davanti a un fuoco acceso col fiume che scorre.
Un cane bianco gli invecchia accanto. Per fargli caldo lo accarezza con un guanto.
Cer-cer-certa gente è trasparente per altra gente poi si spegne sotto il naso continuamente.
Stanno in mezzo ma non li noti, come compiacenti anime a vento.
Aquiloni sopra un incendio che li buca come una lama, li fa cascare giù di botto in mezzo alla strada.
Quando piove il fiume si alza, cambiare casa, cercare un posto nuovo per stanottata.
Che tristezza la risata di un barbone che dorme su un cartone, canta un ritornello, si drogga di un fischè-è-ello.
Beve da un vernello, stona una canzone che mi sembrava parlasse di me, -parlasse male di me.
-Notte fonda, notte scura, nelle occhiaie della luna.
Occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie, -occhiaie. -Al fuoco di Jim rimani così.
Mi dici dai sì, ma il solito drin. Chi è toccato il fondo può solo salì.
Chi è toccato il -fondo può solo salì, salì.
-Notte fonda, notte scura, nelle occhiaie della luna.
Occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie, occhiaie.
Traduction en français
Tard dans la nuit, nuit noire, dans les cernes sombres de la lune.
Cernes, cernes, cernes, cernes, cernes, cernes, cernes, cernes.
Je suis assis là, je marche de travers comme un sans-abri le long de la Via del Corso, parmi les vitrines des magasins, les gens qui passent, ceux qui ne le regardent jamais.
Cette ville ressemble à un igloo, j'y retournerai, ça ne rentre plus.
Il a été vu dansant avec un mannequin Dolce & Gabbana dans la rue.
Des visages marqués par le froid, par la tristesse passée, emprisonnés dans un monde couvert de grilles.
Une ombre de ce sourire vide demeure maintenant et elle meurt lentement, les gouttes coulent.
Comme c'est triste le rire d'un SDF qui dort sur un morceau de carton, chante un refrain, se défonce au sifflet.
Il boit à la paille, une chanson désaccorde qui me semble parler de moi, - parler mal de moi.
-Tard dans la nuit, nuit noire, dans les cernes sombres de la lune.
Cernes, cernes, cernes, cernes, cernes, - cernes, cernes, cernes.
-Je m'assois en hauteur, sous ces ponts, devant un feu allumé avec la rivière qui coule.
Un chien blanc vieillit à côté de lui. Pour le garder au chaud il le caresse avec un gant.
Cer-cer-certaines personnes sont transparentes pour les autres et puis elles s'éteignent continuellement sous leur nez.
Ils sont au milieu mais vous ne les remarquez pas, comme des âmes du vent complaisantes.
Des cerfs-volants au-dessus d'un feu qui les transperce comme une lame, les fait tomber brusquement au milieu de la rue.
Quand il pleut, la rivière monte, déménagez, cherchez un nouvel endroit pour ce soir.
Comme c'est triste le rire d'un SDF qui dort sur un morceau de carton, chante un refrain, se défonce au sifflet.
Il boit à la paille, une chanson désaccorde qui me semblait parler de moi, - parler mal de moi.
-Tard dans la nuit, nuit noire, dans les cernes sombres de la lune.
Cernes, cernes, cernes, cernes, cernes, cernes, cernes, -cernes. -Au coin du feu de Jim tu restes comme ça.
Tu me dis oui, mais la boisson habituelle. Ceux qui ont touché le fond ne peuvent que remonter.
Ceux qui ont touché le fond ne peuvent que monter, monter.
-Tard dans la nuit, nuit noire, dans les cernes sombres de la lune.
Cernes, cernes, cernes, cernes, cernes, cernes, cernes, cernes.