Description
C'est comme une fête où tout le monde s'amuse, sauf le héros principal de la soirée. La foule fait du bruit, les verres tintent, mais à l'intérieur, on se sent comme une poupée de cire posée là pour la photo. Les diapositives de la vie défilent trop vite: gares, embouteillages, champagne, étreintes étrangères. On dirait que le vrai spectacle va commencer, mais la scène est cachée par des dos. Il ne reste qu'une seule chose à faire: demander « un verre » pour prolonger l'instant et apaiser l'angoisse, pendant que le printemps disperse à nouveau des étincelles dans le ciel.
Paroles et traduction
Original
Я так устал себе не разрешать. Я не могу без тебя дышать.
Словно отверткой проткнули трахею.
Не вижу, что за пределами стен.
А там столько прекрасного между тем.
И снова весна, и золото по хоккейю.
Пробки, машины, вокзалы, купе, люди, шампанское, канапе.
Слайды меняются слишком, слишком быстро.
Мне бы сквозь сито весь этот объем, чтобы остаться с тобою вдвоем.
Там, где костер и в небо искры.
Налей мне, моя красивая. Налей.
Налей мне последнюю.
Налей мне.
Не видно с бинокля за этими спинами. Налей.
Давай, налей мне еще.
Я спою.
Налей мне еще так.
Я спою.
Налей мне еще так.
Мне б со стаканом в Абрау-Дюрсо, но я словно кукла Мадам Тюссо.
Меня обнимают и делают фото, мелькая сто восемьдесят по кольцу.
Чувствую, все подходит к концу. И он где-то там, прямо за поворотом.
Ангел, назначенный в куртке, но играет с трудящимися в домино.
И машет рукой, мол, разбирайтесь сами. Это не воздух, а взрывная смесь.
Я не понимаю, зачем я здесь, на этой улице, в этом городе, под этими небесами.
Но раз уж я здесь. . .
Налей мне, моя красивая. Налей.
Налей мне последнюю.
Налей мне.
Не видно с бинокля за этими спинами. Налей.
Давай, налей мне еще.
Я спою.
Налей мне еще так.
Я спою.
Налей мне еще так.
Traduction en français
Je suis tellement fatigué de ne pas me permettre. Je ne peux pas respirer sans toi.
C'était comme si la trachée avait été percée avec un tournevis.
Je ne peux pas voir ce qu'il y a à l'extérieur des murs.
Et il y a tellement de belles choses là-bas en attendant.
Et encore le printemps et l'or au hockey.
Embouteillages, voitures, gares, compartiments, gens, champagne, canapés.
Les slides changent aussi, trop vite.
J'aimerais passer tout ce volume au tamis pour pouvoir être seul avec vous.
Où il y a du feu et des étincelles dans le ciel.
Verse-le pour moi, ma belle. Versez-le.
Verse-moi le dernier.
Verse-le pour moi.
Non visible aux jumelles derrière ces dos. Versez-le.
Allez, verse-m'en un peu plus.
Je vais chanter.
Verse-m'en encore.
Je vais chanter.
Verse-m'en encore.
Je voudrais un verre à Abrau-Durso, mais je suis comme une poupée Madame Tussauds.
Ils me serrent dans leurs bras et prennent des photos, clignotant cent quatre-vingts fois autour du ring.
J'ai l'impression que tout touche à sa fin. Et il est quelque part là-bas, juste au coin de la rue.
L'ange nommé en veste, mais joue aux dominos avec les ouvriers.
Et il agite la main en disant : découvre-le toi-même. Ce n'est pas de l'air, mais un mélange explosif.
Je ne comprends pas pourquoi je suis ici, dans cette rue, dans cette ville, sous ces cieux.
Mais puisque je suis là. . .
Verse-le pour moi, ma belle. Versez-le.
Verse-moi le dernier.
Verse-le pour moi.
Non visible aux jumelles derrière ces dos. Versez-le.
Allez, verse-m'en un peu plus.
Je vais chanter.
Verse-m'en encore.
Je vais chanter.
Verse-m'en encore.