Description
Comme une conversation qui commence par une demande « explique-moi » et qui se transforme en un tourbillon d'inexprimé et de fragments de mémoire. Les phrases griffonnent comme des gribouillages d'enfants sur un mur, à la fois drôles et grossiers. Le froid vous glace le visage, mais il y a dans ce froid une étrange proximité, lorsque la distance tient plus fort que n'importe quelle étreinte. Tout semble comme dans un rêve sur le point de se réveiller: les routes sont abandonnées, les champs sont enneigés, la pluie tombe, mais à l'intérieur, il y a toujours une petite lueur d'espoir que même les mots les plus déformés pourront vaincre.
Paroles et traduction
Original
Объясни мне.
В лицо плесни мне ледяной своей печалью.
Разболтай мне все свои тайны, все свои встречи-прощания.
Осторожно я, как мороженое, растаю на расстоянии.
Крепко сплю я, free live плюю я за и против состояния.
Словно детскими каракулями и словами исцарапанными, где-то в темноте запрятанными разбуди.
И дождями перекошенными, и полями запорошенными, и дорогами заброшенными поведи.
Поведи.
Пау-пау-пау-пау.
Отсыпайся, затекли пальцы на куртке воспоминаний. Ствол дрожит и вряд ли проживет.
Списан я ты с именами.
У тебя красивый живот.
Животное во мне проснулось. Не качайся.
Видно, на счастье мы с тобой все же столкнулись.
Словно детскими каракулями и словами исцарапанными, где-то в темноте запрятанными разбуди.
И дождями перекошенными, и полями запорошенными, и дорогами заброшенными поведи.
Объясни мне.
В лицо плесни мне ледяной своей печалью.
Traduction en français
Expliquez-moi.
Jetez votre tristesse glaciale sur mon visage.
Racontez-moi tous vos secrets, toutes vos rencontres et adieux.
Avec précaution, comme une glace, je fondrai au loin.
Je dors profondément, je vis librement, je crache pour et contre l'État.
Comme si des gribouillis d'enfants et des mots griffés, cachés quelque part dans le noir, me réveillaient.
Et conduisez les pluies, et les champs couverts de poussière, et les routes, abandonnées.
Montrez la voie.
Pow-pow-pow-pow.
Dormez un peu, vos doigts sont engourdis par la veste des souvenirs. Le tronc tremble et il est peu probable qu'il survive.
Je vous ai radié avec des noms.
Tu as un beau ventre.
L'animal en moi s'est réveillé. Ne vous balancez pas.
Apparemment, heureusement, toi et moi nous sommes quand même croisés.
Comme si des gribouillis d'enfants et des mots griffés, cachés quelque part dans le noir, me réveillaient.
Et conduisez les pluies, et les champs couverts de poussière, et les routes, abandonnées.
Expliquez-moi.
Jetez votre tristesse glaciale sur mon visage.